Je suis malade, Seigneur, tu le sais,
malade de cette « maladie du siècle »,
si souvent tournée en dérision : la dépression.
Quand je tourne en rond, la mort dans l’âme,
dans cette salle des pas perdus de ma vie,
et que je n’en voie pas l’issue,
viens à ma rencontre, Seigneur ;
ne me laisse pas seul, le cœur en désarroi.
Que le bruit de tes pas s’approchant de moi
me redonne un peu confiance en moi
et surtout confiance en toi.
Quand la pénombre qui habite mon cœur
devient soudain ténèbres,
puits d’angoisse et de terreur,
désir de mort,
viens à ma rencontre, Seigneur ;
ne me laisse pas seul
dans la nuit de ma désespérance.
Que la lueur de ta présence
traverse l’épaisseur de mes ténèbres
et m’encourage à poursuivre la route.